Loisirs : Disneyland Paris de nouveau ouvert à partir du 15 juillet

Après le Parc Astérix et la Mer de Sable, le parc d’attraction Disneyland Paris a récemment communiqué la date de réouverture de ses portes au public, qui sera le mercredi 15 juillet 2020. Le parc de la souris superstar, numéro 1 en France par nombre de visiteurs, pourra enfin accueillir les afficionados d’attractions et de la marque. A l’instar de ses concurrents, en ces temps où le coronavirus sévit toujours, cette réouverture s’accompagne de mesure d’hygiène et de sécurité renforcées pour les visiteurs et les employés (Cast Members dans le jargon Disney).

Dans cette première phase, les parcs Disneyland et Walt Disney Studios seront fonctionnels, limités à 5 000 visiteurs par jour. Afin de contrôler le flux de clients, les billets sont datés comme pour tous les parcs à thème qui ont déjà repris une activité. Pour acheter vos billets ou réserver votre séjour, vous devez impérativement passer sur le site officiel du parc : https://www.booktickets.disneylandparis.com/tnsa64/live/shop/1/MAINFRCD/pluto/index.php?vld=1&affid=SECUTIX&tduid=32454335543R.

Concernant les mesures d’hygiène, le port du masque est obligatoire durant toute la journée sur le parc, à l’exception des restaurants. Plus de 2000 stations de gel hydroalcoolique ont été installés, notamment à l’entrée et la sortie de chaque attraction, boutique, restaurant et spectacle. Les rencontres avec les personnages seront très limitées et tous les actes de tendresse comme les câlins sont interdits, afin de préserver les employés. Certaines animations et spectacles ne seront également pas disponibles, jusqu’à nouvel ordre. La distanciation physique devra être respectée dans les espaces clos (files d’attente, boutiques…). Pour les restaurants, la capacité en salle sera réduite et il est vivement conseillé d’effectuer une réservation avant d’envisager un service à table.

Du côté des hôtels, un seul hôtel sur les 6 hôtels existants, proches du parc, sera accessible au 15 juillet. Le Disney’s New Port Bay Club****, hôtel au style maritime de la Nouvelle Angleterre, saura dépayser les visiteurs dans un cadre d’une station balnéaire de la côte Est américaine. Pour le Disneyland Hotel*****, Disney’s Hotel New York – The Art of Marvel****, Disney’s Hotel Cheyenne***, Disney’s Sequoia Lodge*** et Disney’s Hotel Santa Fe**, aucune date de réouverture n’a encore été communiquée. Les deux sites de villégiature, se trouvant à 15 mins en voiture du parc, ne sont pas en reste. Village Nature Paris-Est est actuellement ouvert et propose des tarifs avantageux, pouvant aller jusqu’à -30% sur votre séjour. En revanche, le Disney’s Davy Crockett Ranch ne pourrait voir sa réouverture dans les semaines à venir.

Depuis mi-juin, le Parc Astérix accueille ses visiteurs, qui ont pu constater le nettoyage et la désinfection des wagons en gare, après chaque utilisation. Qui dit moins de personnes, dit plus d’attractions à faire au cours de la journée. Adieu les files d’attente interminables et bonjour la fluidité ! Dans cette situation de limitation de visiteurs, on pourrait presque se croire seul dans le parc, ne croisant rarement les autres gens présents. De son côté, la Mer de Sable a annoncé son ouverture journalière à partir du samedi 4 juillet, après l’ouverture test lors du week-end du samedi 27 juin, qui a validé le bon fonctionnement du parc avec les mesures sanitaires en vigueur.

Étant né en 1986, je fais partie d’une génération ayant vécu avec ses lieux de loisirs et de divertissements, y trouvant un certain intérêt et de l’enthousiasme. Le temps de quelques heures, d’une journée, d’un week-end, oublier la vie et les aléas de tous les jours, se dépayser, faire le plein d’émotions et de sensations fortes, et par-dessus tout, passer de bons moments en couple, entre amis ou en famille. Simplement avec ceux qu’on aime. WM

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Issue du second tour des Municipales 2020 : entre changements et abstention historique

Dimanche 28 juin 2020 a eu lieu le second tour des Municipales 2020, après une campagne de l’entre-deux-tours à la longévité inédite et au regard des circonstances sanitaires actuelles. Lors de ce second tour, l’abstention a atteint un nouveau record avec 59,5% contre 55,25% pour le premier tour. En comparaison, le second tour des précédentes élections municipales, en 2014, était de 36,87% d’abstention. L’élection préférée des français a pris, véritablement, du plomb dans l’aile au cours de ces Municipales 2020, entre l’épisode pandémique du Covid-19 et la défiance des citoyens envers la politique. Mais l’abstention n’explique pas tout, les perdants n’ont peut-être pas su convaincre et fédérer, au même titre que certains gagnants, ont été élus sur le fil du rasoir ou par défaut. Quoi qu’il en soit, la démocratie a parlé !

A Goussainville, Abdelaziz Hamida a confirmé sa position de favori du premier tour. Lui et sa liste « L’Audace du Renouveau » (Divers) ont remporté les élections municipales, en obtenant 38,58% (2869 votes). Alain Louis a pu refaire son retard, en passant de la troisième à la seconde place avec sa liste « Ensemble Continuons pour Goussainville » (Divers gauche), mais cela n’a pas suffit pour décrocher la victoire, recueillant 32,85% des suffrages (2443 votes). Elisabeth Hermanville et sa liste « Ensemble pour Réussir » (Les Républicains) complète le podium avec 28,56%. Le nouveau conseil municipal de Goussainville comptera 39 sièges. Abdelaziz Hamida obtient 28 sièges, Alain Louis obtient 6 sièges et Elisabeth Hermanville, 5 sièges. L’abstention pour Goussainville a été de 53,79%.

A Louvres, le résultat du second tour quasiment identique. Le candidat, Eddy Thoreau, qui était le favori du premier tour, a été élu avec 55,72% des suffrages (1227 votes), obtenant 26 sièges pour sa liste « Louvres en Mouvement avec Vous » (Divers). Frédéric Navas et sa liste d’alliance avec Brandy Boloko « Union Républicaine et Citoyenne » (Divers centre) ont recueilli 44,27% (975 votes) et auront 7 sièges au conseil municipale. Une abstention record a été enregistrée dans cette commune, avec 64,21%. Une page se tourne à Louvres à l’issue des ces élections, mettant fin à presque 40 ans de centrisme aux manettes de la ville. Mais comme Guy Messager, maire de Louvres de 1982 à 2012, le dit avec beaucoup de philosophie : « Les pages se tournent et se relient afin de faire le plus beau des livres ».

Autre duel grandement attendu, celui concernant la ville de Gonesse, ayant opposé Jean-Pierre Blazy et Cédric Sabouret, tous les deux du même bord politique. Jean-Pierre Blazy remporte la victoire dans un mouchoir de poche. Lui et sa liste « Rassemblement et Agir pour l’Avenir de Gonesse » (Divers gauche) obtiennent 50,34% des suffrages (3063 votes), contre 49,65% (3021 votes) pour le challenger Cédric Sabouret avec la liste « Un Nouveau Souffle pour Gonesse » (Divers gauche). Ce dernier peut avoir quelques regrets, ne perdant qu’à 42 voix de son adversaire, malgré une campagne énergique. Il obtient 8 sièges au conseil municipal et Jean-Pierre Blazy, 27 sièges. Le taux d’abstention à Gonesse a atteint 57,32%.

À Sarcelles, où l’abstention s’est élevée à 63,98%, Patrick Haddad et sa liste « Rassemblés pour Sarcelles » (Parti Socialiste) ont remporté la victoire avec 57,85% des votes (5584 votes), face à François Pupponi et la liste « Pour que Vive Sarcelles » (Divers gauche) ayant obtenu 42,14% (4068 votes). L’étrange stratégie de François Pupponi de reprendre la tête de la liste en rétrogradant François-Xavier Valentin, durant l’entre-deux-tours, n’a pas porté ses fruits et a pu en déconcerter beaucoup. Patrick Haddad, qui est passé du statut de maire par défaut au statut de maire légitime, dispose de 36 sièges et François Pupponi obtient, quant à lui, 9 sièges.

Le vent du changement a également soufflé sur Le Thillay, où le second tour était placé sous le signe de la triangulaire. Fabio Lunazzi, tête de liste « Ensemble Aimons Le Thillay » (Divers gauche), adoubé par le maire sortant Georges Delhalt, n’a pas remporté ces municipales, finissant deuxième avec 35,68% des suffrages (375 votes). Le candidat vainqueur est Patrice Gebauer et sa liste « L’Avenir de Le Thillay entre vos mains » (Divers droite), ayant recueilli 48,52% des votes exprimés (510 votes). En troisième position, Martine Galtie et la liste « Le Thillay, C’est Vous » (Divers gauche) obtiennent 15,79% (166 votes) et 2 sièges au conseil municipal. Patrice Gebauer décroche 20 sièges et Fabio Lunazzi, 5 sièges. Le taux d’abstention, pour la commune du Thillay, a été de 55,73%.

Enfin, à Dammartin-en-Goële, commune de Seine-et-Marne de 8258 habitants située à quelques kilomètres au nord-est de l’aéroport Charles-de-Gaulle, quatre candidats étaient encore en lice pour briguer la mairie. Michel Dutruge, maire sortant, et sa liste « MD2020 » (Les Républicains) remportent la victoire avec 38,22% des suffrages (886 votes), parvenant à acquérir 21 sièges. En deuxième position, Stéphane Jabut, « Réussir Ensemble Dammartin-en-Goële » (Divers gauche) avec 27,09% (628 votes), obtenant 4 sièges. Juste derrière, le candidat écologiste, non-affilié Europe Ecologie Les Verts, Sylvain Messiaen et la liste « Vivons Dammartin » recueillent 24,15% (560 votes), ayant obtenu 3 sièges. Refermant le classement du second tour, Jean-Pierre Matéo, tête de liste « Ambition 2020 pour Dammartin » (Divers centre), avec 10,52% des suffrages (244 votes), réussissant à obtenir un seul siège. Dammartin-en-Goële ne déroge pas à la règle concernant l’abstention, avec 61,07%, mobilisant seulement 2396 lecteurs sur les 6155 inscrits.

Autre ville de Seine-et-Marne, Villeparisis, avec une abstention record de 68,61%, où le maire sortant Hervé Touguet se présentait à sa succession, dans une configuration de triangulaire. Malheureusement pour lui et sa liste « Villeparisis, l’Avenir pour Ambition » (Divers droite) finissent en deuxième position, ayant recueilli 42,87% (1910 votes). Le maire sortant bascule dans l’opposition, n’obtenant que 7 sièges, après la victoire du candidat Frédéric Bouche et sa liste « Villeparisis avec Vous » (Union de la gauche) avec 50,25% des suffrages (2239 votes), raflant 27 sièges pour le conseil municipal. Le troisième candidat de cette triangulaire, Claude Sicre De Fontbrune et la liste « Vivre notre Ville » (Divers centre) enregistrent 6,86% des suffrages (306 votes), décrochant un unique siège.

Au Bourget, commune de Seine-Saint-Denis limitrophe du Val d’Oise, le maire sortant Yannick Hoppe, ayant repris le poste après la démission de Vincent Capo-Canellas, à la suite de sa réélection comme sénateur, s’est présenté avec la liste « Une Equipe qui Agit pour Le Bourget » (Divers droite) pour ces municipales. Le représentant de la majorité sortante n’a pas réussi à convaincre les électeurs du Bourget, finissant en deuxième place avec 48,76% des votes (1361 votes). Jean-Baptiste Borsali et sa liste « Le Bourget C’est Vous » (Divers droite) remportent les élections avec 51,23% des suffrages (1430 votes). Cette victoire souffle un vent de renouveau au Bourget, pour cette ville acquise à l’UDI (anciennement UDF) depuis les années 90. Avec ce succès, Jean-Baptiste Borsali dispose de 25 sièges contre 8 sièges pour Yannick Hoppe. Lors de ce second tour, presque 1 inscrit sur deux se sont déplacés pour départager les deux candidats (taux d’abstention enregistrée à 53,02%).  WM

L’avis d’EV

Drôles d’élections, marquées, ici comme presque partout, par une abstention historique (même moi je me suis abstenu, à Paris !).  Je pense que ce n’est pas à cause du virus, mais à cause d’un désintérêt grandissant de la chose publique de la part des citoyens.  Il va falloir changer tant les pratiques ( Fillon et ses costumes !) que les discours (exemple Pupponi ! ), tant au niveau local que national . Et reconnaitre le vote blanc …

 

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Une lettre de Guy Messager aux électeurs de Louvres

Guy Messager, ancien maire de Louvres, a repris encore une fois son bâton de pèlerin. Il a distribué tout récemment une “lettre ouverte” aux habitants de la ville. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’y va pas avec le dos de la cuillère (lire la lettre ici ). Il habille sérieusement Eddy Thoreau (arrivé en tête au premier tout) pour l’hiver, en le qualifiant, à plusieurs reprises, de traitre ! Et lance ensuite un vibrant appel à voter pour Frédéric Navas. Ambiance… EV

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Municipales 2020 à Sarcelles : campagne d’entre-deux-tours à couteaux tirés

Dans la soirée du 15 mars 2020, au terme du premier tour des élections municipales, les habitants de Sarcelles ont vu la qualification pour le second tour des deux candidats favoris. A la première place, Patrick Haddad, maire sortant après un court mandat d’un an et demi, avec la liste « Rassemblés pour Sarcelles » (Parti Socialiste) a recueilli 38,99% des suffrages. Au coude à coude, avec 36,75% des suffrages, François-Xavier Valentin, appuyé par François Pupponi, 20 ans maire de Sarcelles avant sa démission en 2017 afin d’éviter le cumul des mandats avec la fonction de député, sous la liste « Pour que Vive Sarcelles » (Divers gauche). En troisième position, Farouk Zaoui et sa liste « Réussir Sarcelles ensemble » (Divers) obtiennent 9,44% des votes. Suivi par Jocelyn Assor avec la liste « Pour Sarcelles » (Divers), décrochant les 7,54% et Mourad Chikaoui, « Sarcelles Réunie » (Divers gauche) qui finit en dernière position avec 7,25% des suffrages exprimés. La ville de Sarcelles a connu un fort taux d’abstention pour le premier tour, s’élevant à 70,47%. Rappelons que la moyenne nationale du taux d’abstention est de 55,25% pour cette année, contre 36,5% en 2014.

A défaut de mobiliser les citoyens à voter, l’entre-deux-tours de ces municipales 2020 aura eu son lot de retournements de situations. François-Xavier Valentin se fait évincer à la tête de la liste « Pour que Vive Sarcelles », récupérant la place de numéro 2, afin de laisser François Pupponi se présenter en tant que candidat. Cette décision surprenante fût aussitôt clarifiée par l’intéressé, lui-même, affirmant que : « la situation de Sarcelles n’a jamais été aussi grave. Je ne peux pas rester les bras croisés en voyant autant de déconstruction ». Sur les réseaux sociaux et dans les médias, tractations, reproches et attaques se font mutuellement entre les deux candidats qualifiés. Comme lors du débat télévisé sur France 3, le 19 juin, où nous pouvons constater une certaine tension entre Patrick Haddad et François Pupponi : https://www.youtube.com/watch?v=cNPy0Ai3B3g.

Concernant les alliances, autre point clef du second tour, il n’y a aucune inconnue. Patrick Haddad reçoit le soutien et le ralliement de Farouk Zaoui, dans une alliance placée sous le slogan « Tout, sauf Pepponi ! ». De son côté, François Pupponi obtient le ralliement de Jocelyn Assor et de Mourad Chikaoui. Théoriquement, en prenant compte de ces alliances, Patrick Haddad serait à 48,43% d’intentions de vote contre 51,57% pour François Pupponi. Mais le résultat du second tour est loin d’être fixé, dans une ville n’ayant attiré que 30% des votants. En temps de Covid-19, où le Val d’Oise et plus particulièrement Sarcelles font face à une augmentation des cas de contaminations, on ne peut que s’interroger sur l’issue du vote.

Vous pouvez consulter les sites internet de campagne de Patrick Haddad et sa liste « Rassemblés pour Sarcelles » (Parti Socialiste) : https://patrickhaddad2020.com/ et de François Pepponi et sa liste « Pour que Vive Sarcelles » (Divers gauche) : https://pour-que-vive-sarcelles.fr/. WM

L’avis d’EV

Pauvre Sarcelles …

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Duel à gauche pour la conquête de la mairie de Gonesse

A quelques jours du second tour, qui se déroulera ce dimanche 28 juin 2020, les gonessiennes et gonessiens devront retourner aux urnes pour départager les deux candidats encore en lice pour briguer la mairie de leur ville. Sans beaucoup de surprise, le candidat Jean-Pierre Blazy, maire sortant, se représentant à sa succession avec la liste « Gonesse 2020 -Vivre l’Avenir » (Divers gauche) se qualifie au second tour avec 39,21% des suffrages. Juste derrière lui, à 200 votes près, Cédric Sabouret, Conseiller Départemental du Val d’Oise et Conseiller municipal, se présentant avec la liste « Un Nouveau Souffle pour Gonesse » (Divers gauche), recueille 35% des votes.

Lors du premier tour, quatre candidats ont été éliminés. A la troisième position, Claude Tibi et sa liste « Agir pour Gonesse » (Divers centre) ayant recueilli 9,07%. En quatrième place, Ilhan Yildiz avec sa liste « Gonesse en Grand, Gonesse Ensemble ! » sous la bannière La République en Marche (LREM) obtient  8,13% d’intentions de vote. Ce faible engouement pour le candidat LREM peut se traduire par la défiance des citoyens envers la politique du Gouvernement, mais aussi par la dislocation du parti politique en interne. Arezki Mahdi, pour sa première participation, s’offre la cinquième place. Ce natif de Gonesse, entrepreneur, pro-EuropaCity, recueille 5,31% avec sa liste citoyenne « Agir Ensemble » (Divers). Le candidat d’Europe-Ecologie-Les Verts, Mazouni Daho, referme le classement de l’issue du premier tour à Gonesse. Lui et sa liste « Un Nouvel Elan pour Gonesse » (EELV) ne recueillent que 3,25% des votes.

Le taux d’abstention, pour le premier tour des municipales 2020, a été de 60,63% contre 50,35% en 2014. Les deux candidats qualifiés sont à armes égales, et ont été très actifs sur les réseaux sociaux durant l’entre-deux-tours, s’attaquant sur divers points de discorde ou en essayant de galvaniser leurs électeurs avec des déclarations engagées. Une chose est sûre, pour eux, la bataille se trouve à gauche. Au cours de la manifestation du personnel hospitalier, le 16 juin 2020, devant le Centre Hospitalier de Gonesse, Jean-Pierre Blazy et Cédric Sabouret ont fait le déplacement pour montrer leur soutien à la défense du service public et leur reconnaissance envers les membres du personnel. Enchaînant vidéo et live Facebook, les deux adversaires politiques, idéologiquement pas si différents, ont mené une campagne très active. Mais dans une recherche perpétuelle de la moindre voix à capter, à quelques jours du second tour, la tentation de jouer la carte du communautarisme n’est pas à exclure, et ainsi creuser l’égard.

Dans une configuration inattendue, et certainement un jeu d’alliances avec les éliminés du premier tour, il est très difficile de prédire un vainqueur à cet instant. Les deux hommes devront convaincre les derniers indécis jusqu’à la mise du bulletin dans l’urne, bien que la campagne ne finisse officiellement dans la soirée de vendredi. Le suspense sera à son paroxysme ce dimanche soir, à quelques minutes de l’annonce des résultats, qui dévoileront le nom du prochain maire de Gonesse.

Retrouvez la page Facebook de campagne de Jean-Pierre Blazy et sa liste « Gonesse 2020 – Vivre l’Avenir » (Divers gauche) : https://www.facebook.com/Gonesse2020-185979228876115/ et celle de Cédric Sabouret et sa liste « Un Nouveau Souffle pour Gonesse » (Divers gauche) : https://www.facebook.com/pourgonesse/  WM

Précisions d’EV

En fait, Cédric Sabouret est conseiller municipal (PS) depuis 2008, élu sur la liste de JP Blazy (PS aussi, mais il ne paye plus ses cotisations). JP Blazy est maire de la ville depuis 1995 et, visiblement, n’a pas envie de décrocher. Je suis la campagne sur leurs facebook et avec mes correspondants sur place. C’est pas triste ! S’agissant du “communautarisme” Blazy y va à fond la caisse ! J’ai vu une lettre de sa part aux électeurs Assyro-chaldéens !!!  Et aussi un tract, en langue pakistanaise, publié si j’ai bien compris par un “chef d’entreprise” pakistanais qui appelle à voter pour le maire…  Je sens JP Blazy hyper fébrile, et ça me déçoit un peu. Bon, on va voir dimanche soir…

 

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Second tour des municipales 2020 : triangulaire en eau trouble à Goussainville

Forte inconnue sur le dénouement des élections municipales à Goussainville. Le second tour a laissé entrevoir une triangulaire et quelques jeux d’alliance, après l’issue du premier scrutin. Abdelaziz Hamida, conseiller municipal, à la tête de la liste « L’Audace du Renouveau » (Divers) s’est montré comme le grand gagnant du premier tour. L’homme de 45 ans qui a pris son indépendance politique en 2017, fils de maçon ayant vécu toute sa vie à Goussainville, peut se féliciter d’une première place avec 34,34% des votes en sa faveur. Derrière lui, Elisabeth Hermanville et sa liste « Ensemble pour Réussir » (Les Républicains) ayant recueilli 25,70% d’intentions de vote. Refermant le podium d’un accès au second tour, Alain Louis, maire sortant, se présentant à sa succession avec la liste « Ensemble, Continuons pour Goussainville » (Divers centre), ayant recueilli 24,51%. Les deux candidats de Gauche, Yssa Bagayoko et Véronique Danet, recueillent respectivement 9,35% et 6,07%. Concernant l’abstention, le premier tour, entre crainte du coronavirus et inintérêt de la vie politique, n’a pas emballé les foules à Goussainville. 62,11% des électeurs ne se sont pas présentés devant les urnes.

Pendant l’entre-deux-tours, sur les réseaux sociaux, Elisabeth Hermanville a cherché, un temps, l’union sacrée avec le maire sortant Alain Louis, afin de faire barrage au candidat Hamida, présumé fiché S et récemment accusé de communautarisme, même si l’intéressé s’en défend. La candidate Les Républicains devra se contenter d’une triangulaire, après le refus d’alliance d’Alain Louis avec la liste de droite, qui a préféré s’allier avec les deux candidats éliminés du premier tour, lui permettant théoriquement de gagner les municipales avec une intention de vote cumulée avoisinant les 40%. De son côté, Abdelaziz Hamida reste concentré sur le second tour, battant campagne énergiquement avec les membres de sa liste et ses militants depuis quelques semaines, comme le montre les publications de la page officielle Facebook du candidat : https://www.facebook.com/AbdelazizHamida95.

Dans cette configuration, Abdelaziz Hamida part favori dans la course à la mairie de Goussainville, profitant d’un manque de concorde entre les autres candidats. Elisabeth Hermanville continue de croire à sa victoire. Mais la stratégie d’alliance d’Alain Louis pourrait également porter ses fruits, en hypothétique vainqueur sur le fil du rasoir, sans compter un probable retour des électeurs qui pourraient bien inverser ou affirmer les tendances. Dimanche 28 juin 2020, les habitants de Goussainville sont invités à élire leur nouveau maire, pour le prochain mandat de 6 ans. WM

 

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Fête des pères : le jour d’après

Mon petit frère Bruno (il édite le magazine 100% Vosges) avait mis, voici peu, un post sur son FB avec cette foto. Comme il ressemblait (et encore maintenant), beaucoup à mon père, j’avais regardé rapidement la foto pensant que c’était Bruno jeune. Puis, en regardant mieux la foto (les voitures, l’appareil foto…) j’ai compris que ce n’était pas lui, mais bien mon père, jeune. Entre les deux, c’est la photocopie, comme on dit en Afrique. Notre père, Hubert Veillon, mort prématurément (à 49 ans) était un vrai journaliste et avait fait l’essentiel de sa carrière à l’Est Républicain, le grand journal de Lorraine. D’abord à Épinal, puis à Toul et enfin à Nancy. Enfant, je l’accompagnais souvent, à Toul, dans ses différentes tournées. La dernière fois que je l’ai vu, c’était en aout 1981, lorsqu’il était venu nous voir au Bénin. Un personnage ! Il est mort (il était malade) en septembre d’après, au moment où nous venions juste d’arriver en France. Souvenirs, souvenirs… EV

 

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13 siècles !

J’ai fini de lire ce livre (voir sa présentation sur le site de Gallimard), paru en 2007, mais dont presque personne n’avait  parlé (j’ai découvert son existence par hasard). Il raconte la mise en esclavage des Noirs pendant 13 siècles par les Arabo-musulmans dont presque personne ne parle. Ben oui, surtout de nos jours, où la traite transatlantique est, à juste titre, dénoncée, mais dénoncer celle des Arabes, pourtant incomparablement supérieure et cruelle n’est pas politiquement correct…

Le livre est très bien écrit et documenté. Heureusement, l’auteur (voir son wikipedia ici) est Noir ! Imaginez s’il avait été Blanc !!! Voyez aussi ce qu’en dit le site Babelio où l’on peut voir de nombreux commentaires de lecteurs.  EV

Voici la couv’ de l’édition poche:

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Municipales 2020 : entre-deux-tours à suspense pour la ville de Louvres

À la suite du premier tour de l’élection municipale qui s’est déroulé le 15 mars 2020, les habitants de Louvres ont eu la surprise de voir la percée du candidat Eddy Thoreau, avec sa liste « Louvres en mouvement avec vous » (Divers), ayant recueilli 45,51% des suffrages pour 960 votes en sa faveur. En seconde position, le candidat Frédéric Navas et sa liste « Union Républicaine pour la Défense des Intérêts Communaux » (Divers centre), obtient, quant à lui, 37,55% pour 792 votes. En troisième position, Brandy Boloko, « Louvres Demain – L’Union citoyenne », recueille 12,80% pour 270 votes, résultat honorable pour une première candidature aux élections municipales. En dernière position, on retrouve Patrick Gayraud de la liste « Lutte Ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs » (Extrême gauche), obtenant 4,12% pour 87 votes. Le taux d’abstention à Louvres pour ce premier tour est de 66,01%, sûrement expliqué par la méfiance des citoyens avec le début de la vague de COVID-19 sévissant sur le territoire français et les quelques cas diagnostiqués à cette période, à Louvres. Les précédentes élections municipales en 2014 se chiffraient à 49,58% d’abstention, qualifiant dès le premier tour Jean-Marie Fossier avec 59,82% sous l’étiquette Modem. Le maire sortant n’a pas souhaité se représenter pour un deuxième mandat en 2020.

Depuis l’annonce du Gouvernement sur la date d’un second tour, les tracts et autres actes militants ont repris dans les boîtes aux lettres, ainsi que sur les réseaux sociaux, avec son lot de rebondissements. Brandy Moloko, troisième au premier tout et possiblement en position de faiseur de roi, a annoncé dans un tract distribué aux habitants de Louvres, son ralliement à Frédéric Navas. Ce dernier ne se retrouvant pas dans le programme d’Eddy Thoreau, montrant du doigt les incohérences du programme électoral et le manque de considération du candidat en tête du premier tour. Brandy Moloko préfère assurément jouer la carte de l’unité et de l’ouverture, étant plus enclin à faire une alliance avec Frédéric Navas, le qualifiant d’homme expérimenté avec une grande qualité d’écoute, le meilleur des choix à ses yeux pour Louvres. A cet effet, les deux listes ont fusionné sous la nouvelle liste « Unis pour Louvres ». Cette décision remet théoriquement les deux candidats qualifiés pour le second tour, exæquo.

Dans un tract sous forme de réponse, cette alliance est dénoncée par Eddy Thoreau, évoquant « une quête de pouvoir au mépris des valeurs, des idées et de leurs équipes respectives, qui profite aux intérêts de quelques-uns » et déclare qu’il n’y aura aucun compromis sur les valeurs que représentent sa candidature, dénonçant au passage des attaques répétées. Eddy Thoreau affirme, également, que son adversaire politique et sa liste sont soutenus par La République en Marche (LREM). Beaucoup y verront sûrement une tentative de manœuvre politicienne provenant du candidat Thoreau, anciennement sous la bannière du Parti Socialiste, lors des précédentes élections.

Frédéric Navas, adjoint au maire à l’Urbanisme et gérant de l’entreprise Soder Chauf Vannier à Louvres, représentant de la majorité sortante, devra compter sur le dicton « l’union fait la force » face à Eddy Thoreau, Conseiller municipal d’opposition et acteur dans le domaine associatif depuis 30 ans. Ce second tour des élections municipales promet une bonne dose de suspense, en ce qui concerne l’issue du scrutin. Les Lupariennes et Lupariens sont appelés, le dimanche 28 juin 2020, à voter pour départager les deux candidats devant les urnes et faire parler l’acte démocratique.

Retrouvez le livret de campagne d’Eddy Thoreau et de sa liste « Louvres en mouvement avec vous » (Divers) : https://pubhtml5.com/uisq/ctqe/ (curieusement publié sur un compte de communication de la Banque de France), ainsi que le nouveau tract de campagne de Frédéric Navas et de la liste d’alliance « Union Républicaine et Citoyenne – Unis pour Louvres » (Divers centre) : https://read.bookcreator.com/M92wHgJYSEfUieRO07seJg9pIlA3/do88UdqrTtuQcyj6-o3P7   WM

L’avis d’EV

Situation complexe, en effet, à Louvres, ville sympathique que j’aime et que je connais bien. Je me garderais bien de faire des pronostics. On sent un peu de fébrilité quand même, de la part de la majorité sortante, suite à l’arrivée en tête de M. Thoreau. Au point que Guy Messager, qui fut maire de la ville de 1982 à 2012, toujours élu au 1er tour  (il avait passé le relais en cours de mandat à Jean-Marie Fossier) a repris son bâton de pèlerin pour aider Frédéric Navas…

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Extension de la zone hôtelière du Mesnil-Amelot

 

Le chapo d’EV

Ça fait du bien de reparler du Mesnil-Amelot !  Guillaume a été reçu récemment par le maire, Alain Aubry et son collaborateur Quentin Lepilliez , pour faire le point le développement de la commune, notamment sur le plan hôtelier. Quentin (merci à lui) a eu ensuite la bonne idée de nous envoyer le document ci-dessous, (cliquez ici pour l’avoir, en PDF) qu’il a réalisé lui-même, qui évoque tout sur la commune. Je vous conseille de le lire et même de le conserver, tellement il est bien fait . Et l’article de Guillaume, en dessous.  Vive le Mesnil ! 

La charmante commune de 1040 habitants de Seine-et-Marne, se trouvant à l’Est de l’aéroport international Roissy Charles de Gaulle, le Mesnil-Amelot, accueillera deux nouveaux hôtels en extension de sa zone hôtelière, s’ajoutant aux 6 autres hôtels déjà existants sur son territoire. Les chantiers de terrassement et de sanitarisation sont actuellement en cours, à proximité des hôtels Nomad et Océania. Ces deux nouveaux hôtels confirment la position de numéro 2 du Mesnil-Amelot, derrière Roissy-en-France, dans le secteur hôtelier et touristique autour de CDG, augmentant assurément l’offre commerciale.

Les deux futurs hôtels sont un Ibis Style trois étoiles, de 96 chambres, et un Ibis Budget deux étoiles, de 198 chambres, où viendront s’ajouter 90 chambres supplémentaires lors d’une seconde phase de chantier, pour un total final de 324 chambres. Le constructeur en charge du projet est le Groupe Immobilier, Territoire+Développement. En s’implantant au Mesnil-Amelot, la chaîne hôtelière Ibis, appartenant au Groupe Accor, rejoint les hôtels Nomad, Courtyard, Océania, Campanile, Comfort et Première Classe, regroupant à eux 900 chambres. Lors de la mise en activité des hôtels Ibis Style et Ibis Budget, la zone hôtelière comptera, en tout, 1224 chambres. Sans oublier, une trentaine de résidences affiliées aux programmes Center Parc Cottage et Résidence Pierre et Vacances, déjà disponibles afin de diversifier l’offre.

Lors d’un entretien accordé à RoissyMail, Alain Aubry, Maire réélu du Mesnil-Amelot, ne cache pas ses ambitions pour la commune. « C’est compliqué de construire par rapport au bruit, émanant du couloir aérien proche de la ville. Mais il y a un fort potentiel socio-économique à développer, par notre situation géographique, ainsi que par l’implantation d’acteurs économiques de l’aéroport, le Mesnil-Amelot est un point stratégique avec dans les 18 000 employés par jour, travaillant sur les terres appartenant à la ville. De ce fait, il faut des retombées économiques. Mon objectif est que la rue de Paris, notre artère principale, devienne une zone d’activités attractive à l’instar de celle de Roissy-en-France, Allée du Verger », déclare Alain Aubry.

« Concernant l’adhésion du Mesnil-Amelot à l’Office de Tourisme de Roissy, ça va dans le sens de notre politique de développement socio-économique. Nous sommes heureux d’en être membre. Il faut désenclaver absolument notre territoire. Je crois fortement à la mutualisation des communes, permettant d’unir nos forces et de s’accorder sur une stratégie de développement. Actuellement, le tourisme d’affaires occupe une part importante de la demande, pour les hôtels du Mesnil-Amelot. C’est à nous de développer l’offre de service et l’attractivité culturelle, promouvoir la région afin d’augmenter le tourisme familial. Il y a des richesses à mettre en valeur. Plus on va mutualiser, plus on sera fort afin d’aboutir à des projets », dit-il, avec conviction.

« Et désenclaver le Mesnil-Amelot doit se faire par des actions socio-économiques, par l’augmentation de l’offre de services et le développement des 70 hectares de la ZAC de la Chapelle de Guivry, mais aussi par les transports et l’accessibilité », ajoute-t-il, en évoquant la galère des transports subie par les Mesniloises et les Mesnilois, travaillant dans la zone du Grand Roissy ou à Paris.

De nombreux chantiers sont en cours de réalisation dans la ville du Mesnil-Amelot et à ses abords. Le rallongement de la Francilienne, avec le chantier du Contournement Est de Roissy, a débuté avec la construction du pont en 2X2 voies, au-dessus de la ligne TGV. Le Mesnil-Amelot accueillera également le terminus de la future ligne 17 du métro, ce qui connectera directement la ville au Terminal 2 et au Terminal 4. Lors de l’entretien, Alain Aubry a affirmé son souhait en faveur de la construction du T4, qu’il juge être une opportunité de développement économique pour le Mesnil-Amelot et la région.

Bien conscient que la pandémie de COVID-19 va rebattre les cartes des priorités économiques, M. le Maire reste confiant et enthousiasme pour le futur, ainsi que pour l’évolution du Mesnil-Amelot, du fait des atouts et le potentiel de la commune, et par les enjeux socio-économiques de demain. Dans cette dynamique de développement, Alain Aubry a signé l’autorisation de début des travaux d’aménagements de voirie pour ce projet ambitieux, datant d’une quinzaine d’années, qu’est la ZAC de la Chapelle de Guivry. Les travaux doivent commencer fin 2020. Un futur article y sera consacré prochainement. WM

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